Comportements alimentaires

 Quels sont les différents comportements alimentaires ?

Ces comportements relèvent tous à partir d’un certain stade et à divers degrés, d’un Trouble du Comportement Alimentaire. En tant que (ex) boulimique hyperphagique, j’ai mangé par habitude, après une émotion négative ou positive, par « gourmandise » et j’avais toujours faim. Ceux qui n’ont jamais faim ont souvent la face inverse, une tendance anorexique.

Si l’origine physiologique, intestinale, bactérienne ne fait pour moi aucun doute, comme le précise le Pr Dechelotte dans son intervention, il me semble clair aussi que certains facteurs psychologiques et/ou comportementaux aggravants entrent en ligne de compte dans la pathologie.

Ceux qui mangent par habitude : Le moule dans lequel notre société nous fait entrer de force, est contre nature pour nombre d’entre nous. Et ce formatage (horaires, gaspillage…) nous fait oublier d’être attentif à notre ressenti, nos besoins physiologiques.

Ceux qui mangent par émotion : Les émotions font partie de la vie de l’être humain depuis toujours. Qu’elles soient négatives ou positives, il existe de nombreuses façons d’y réagir. Et lorsque le cerveau ne fonctionne pas correctement (déséquilibre au niveau des neurotransmetteurs dans le système de la récompense, modification des récepteurs dopaminergiques), alors il réclame « du plaisir » à tout prix et de plus en plus souvent, et la façon la plus simple, ce sont les sucres que l’on trouve sous toutes les formes très facilement de nos jours, même si elles n’ont pas toujours un gout sucré (farines raffinées, alcool, laitages…), d’autres se dirigeront vers l’alcool (sucre également ou n’importe quel plaisir :sport, sexe, jeu…) et les non malades pleureront ou se mettront en colère et réfléchiront mieux pour régler le problème.

Ceux qui mangent par gourmandise : Les publicités, affiches, journaux, sont les supports que les agros industriels utilisent pour profiter de cette faiblesse du cerveau créée et entretenue depuis quelques dizaines d’années. Il ne s’agit pas d’un manque de volonté. Sur un cerveau malade, tous ces stimuli déclenchent une véritable salivation, un réflexe conditionné (de Pavlov). Maintenant sortie de la maladie, une publicité de chocolat coulant sur une poire par exemple, ne déclenche plus chez moi cette salivation + passage à l’acte de recherche de produit pouvant soulager le besoin irrépressible.

Ceux qui ont toujours faim : La faim ainsi que sa « fin », la satiété, peuvent sembler psychologiques. Il semble logique qu’un manque d’amour demande à être comblé par un apport de nourriture. Pourtant, parlant de mon propre vécu, je n’ai jamais manqué d’amour (recherches sous hypnose, thérapies diverses avec psychologues et psychiatres …). Il semblait pourtant que j’avais toujours faim ou du moins besoin de manger.

Deux hormones sont mises en cause dans ce phénomène :

  • la ghréline, hormone sécrétée par les cellules de l’estomac, elle déclenche la sensation de faim
  • la leptine qui  diminue la prise alimentaire en modulant la production de neurotransmetteurs dans l’hypothalamus, augmente la dépense énergétique et contrôle certaines sécrétions hormonales. Ainsi, elle joue un rôle clé dans la régulation du poids corporel.

Ceux qui n’ont jamais faim : Ce symptôme de dépression est à, mon avis, aussi un signe de problème au niveau du système nerveux entérique est produit par les intestins. Ainsi que qu’une protéine produite par Escherichia coli (sosie de l’hormone de satiété) qui serait alors mal interprétée par le cerveau. Ou encore la bactérie Akkermansia municiphila qui aurait, au contraire, un rôle dans la prévention de certains types d’obésité.

En plus de la réforme alimentaire, il pourra être utile de travailler avec un psy, sur les autres facettes de ces divers troubles alimentaires, le manque de confiance en soi, une image corporelle faussée (médias, entourage, éducation), deuil, hyper contrôle, besoin maladif de perfection…

Pour tous ces comportements alimentaires, la solution passera aussi par le rééquilibrage de la flore bactérienne, une bonne « santé » des neurones intestinaux et cérébraux. Et cela peut prendre du temps puisque passe par l’application d’une alimentation saine, hypotoxique et que nous somme hélas, dans un cercle vicieux, la nourriture étant ici, un objet d’addiction dont il est difficile de se passer pour les personnes concernées. D’où l’intérêt, à mon avis, de permettre une sortie, même « artificielle » grâce à un médicament, du cercle vicieux pour pouvoir enfin rendre possible la mise en place sans frustration ni souffrance, d’une alimentation adaptée.

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