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Irène Lorient, Naturopathe

Photo Irène Lorient Ronde

Mon parcours de vie

Je suis une naturopathe qui a vécu la maladie boulimique, le surpoids et même l’obésité, ainsi que leurs conséquences, cholestérol, pré-diabète, douleurs articulaires etc.

 35 kilos de perdus depuis Juin 2012.

Le Trouble alimentaire (boulimie de type hyperphagique avec obésité morbide) dont j’ai souffert toute ma vie de 12 à 49 ans, je peux en parler, je l’ai étudié, autopsié et surtout je le retrouve chez beaucoup de mes consultants.

Le point commun à ces personnes, aussi bien hommes que femmes, c’est le désespoir. C’est la recherche durant des années, de moyens pour se sortir de cette maladie. Et la triste constatation que « ça ne marche pas » avec la culpabilité que cela engendre. Toutes les solutions proposées par le corps médical et autres, « nous », les malades, avec ou sans surpoids, nous les avons tentées. Et la proportion d’échec est énorme, tout comme il l’est chez les alcooliques qui font exactement le même parcours par l’abstinence (en TCA, les régimes), cures…

 L’obésité est presque toujours, la conséquence d’un TCA. Simplement parce que la personne « garde » en elle la nourriture qu’elle a ingéré en trop grande quantité alors que certaines autres décident d’utiliser une technique compensatoire (vomissement, laxatifs, sport à outrance, périodes restrictives voire anorexiques). L’obésité n’est que la partie visible de l’iceberg, celle que l’on ne peut pas cacher.

Beaucoup d’erreurs ont été commises dans les années passées (depuis les années d’après guerre et surtout les années 60, où je suis née). Erreurs qui ont mené à la situation de dégradation du système digestif de la population occidentale et bientôt mondiale.

Tout être humain peut avoir dans son histoire, un manque d’amour ou des reproches à faire à son entourage, des traumatismes plus ou moins graves… cela déclenchera une obésité, une surconsommation de nourriture, uniquement si le système de la récompense est  déréglé. Les personnes souffrant des mêmes traumatismes, mais sans ce souci de neurotransmetteurs, régleront leurs comptes sans manger pour autant.

Beaucoup même deviendront plus forts après ces épreuves, développeront des « armes » autres que manger ou boire de l’alcool, pour se (re)construire. C’est ce que je vis désormais. Je n’ai plus besoin de manger pour me consoler, pour résoudre une épreuve que la vie ne manque pas de m’envoyer. Et je ne pense pas que je serai sortie de cet engrenage sans une aide médicamenteuse, une béquille qui me permet d’avoir enfin toute l’aptitude pour appliquer sur le long terme, les solutions naturopathiques que j’ai apprises.

La solution du problème de base qui a créé le dérèglement  au niveau des 2 systèmes nerveux (central et entérique), je suis enfin en mesure de mettre en œuvre l’alimentation qui me permettra sur la durée (car c’est long de réparer les dégâts d’années de malbouffe) de guérir la cause de la maladie.

Lors de mes consultations, je commence chaque approche avec un patient par la définition de son rapport à la nourriture. Il est très facile de reconnaître une personne addicte de celle qui ne l’est pas.  Lorsque j’entends « je suis trop gourmande », « je suis une alcoolique de la bouffe, une droguée de la bouffe », « je ne peux pas me passer de sucrerie, de gâteau, (ou de fromage, ou d’alcool) » « je mange même lorsque je n’ai pas faim », « je mange pour me consoler », « je ne peux pas m’en empêcher », je reconnais les symptômes dont j’ai souffert et j’envois cette personne vérifier auprès d’un médecin expérimenté, si son profil entre dans le cadre de sa prescription.

Une fois cette maladie réglée, ou pendant le traitement si la personne s’en sent capable, je commence à l’aider dans la transformation progressive de son alimentation. Pour régler la cause initiale de la maladie, et pouvoir un jour se passer de la béquille du médicament.

Les règles d’or pour maigrir (ne manger que par faim, ne pas grignoter) sont pour moi, des règles impossibles à suivre pour une personne souffrant d’addiction, ce qui est le cas de nombreux obèses. J’ai beaucoup culpabilisé de ne pas en être capable durant toutes ces années.

Il est possible par contre de pratiquer certains conseils, comme ne pas boire pendant le repas, essayer de respecter des horaires physiologiques de repas, commencer à adopter des repas hypo toxiques  même si le reste de l’alimentation (craquages, crises de boulimie…) n’est pas encore adéquat. Afin de commencer déjà à apporter enfin les micro-nutriments dont le corps à besoin.

Lors de toutes mes tentatives (naturopathes, nutritionnistes, diététiciens, psychothérapies, TCC, cures etc.…) la durée  des efforts que j’étais capable de faire n’excédait pas quelques semaines. Ensuite la lutte devenait trop difficile, je « rechutais » et j’avais trop honte de mon échec, je ne retournais plus voir le professionnel de santé. Plusieurs ont du croire qu’ils m’avaient « guérie ».

C’est en cela qu’il peut être utile à certains patients boulimiques d’avoir une aide extérieure, qui leur permettra de mettre en place cette alimentation et d’en attendre les effets sur les causes de la maladie. Ce qui peut prendre plusieurs mois et même années lorsque les dégâts sont profonds.

Il faut ne pas avoir soi-même souffert de cette maladie pour croire qu’il est possible de tenir ces recommandations (pas de grignotage, attendre la faim…) sur du long terme.  C’est possible un certain temps (de même que l’alcoolique est capable de s’abstenir quelques jours ou semaines mais sera toute sa vie fragile). Le pourcentage est de l’ordre de 2% pour ceux qui s’abstiendront à vie avec une souffrance indicible.

Je me permets de vous recommander le livre d’une des membres du forum baclofene.com : « Enfin libre grâce au Baclofene ! Comment j’ai mis fin à des années de boulimie » par Agnès Renaud Editions E Bussières. 

Elle décrit bien cette maladie qui touche tant de gens, à différents niveaux. Tout le monde n’est pas atteint aussi gravement mais l’épidémie d’obésité et de TCA montre bien le chemin que prend la maladie. La « Sissi » dont elle parle, c’est moi.

Mon histoire

Après ma guérison, je suis passée de 105 à 88kg en 1 an. Simplement par l’arrêt des crises de boulimie, en mangeant « normalement » tel que les diététiciens, nutritionnistes, endocrinos, WW … m’avaient enseigné. A 88 kg, mon poids s’est stabilisé. Je ne suis plus remontée ni descendue de ce poids moyen de 88kg. Pendant 2 ans. Fini 40 ans de yoyo + – 20kg !!

Pourtant, mon poids était toujours trop élevé pour mon squelette, et mes 1m65.

Pour perdre les 20 derniers kilos, les plus anciens et les plus profondément ancrés depuis mon enfance, je pressentais qu’il allait falloir me mettre encore au régime, recommencer à avoir faim, réduire les calories, puisque ce que je mangeais me gardait stable mais ne me permettait pas de maigrir.

Au bout de ces 2 ans de stabilité, j’ai fini par recourir à une solution « intermédiaire », le ballon intragastrique. Posé le 18 Juin 2015, sans chirurgie ni cicatrices (par fibroscopie, en ambulatoire), et maintenu dans l’estomac pendant 5 mois, il m’a permis de perdre sans faim ces kilos, en rééduquant mes quantités de nourriture. Je continuais de manger très sainement mais mes quantités étaient réduites et je ne grignotais pas. Ecueil que rencontre les personnes qui ont des chirurgies bariatriques ET des pulsions sucrées, la plupart du temps.

Cette méthode reste malgré tout très désagréable à vivre, et ne doit être tentée que si l’on n’a plus les pulsions sucrées. Car il est très facile, si elles sont toujours présentes, de mettre dans le petit volume de l’estomac, des aliments de mauvaise qualité, de perdre alors très peu et de reprendre par la suite les kilos perdu. Je l’ai retiré le 26 Novembre 2015 : -15kg

J’ai perdu enfin les 35 kilos qui m’ont encombré toute ma vie. Je fais du sport 3 fois par semaine, je marche, je n’hésite plus à me lever pour un oui ou un non, les efforts ne me sont plus pénibles. J’ai posé un sac à dos très très lourd !

J’ai eu recours à un médicament et à un système mécanique pour le faire. Ça a été un choix qui s’est imposé à moi après de nombreuses tentatives échouées.

Je suis pour la première fois de ma vie à un IMC normal, j’ai d’abord quitté le stade obésité morbide (105kg), puis obésité modérée, puis surpoids et je suis enfin, bien dans mon corps, et je peux mettre des vêtements qui me plaisent.

Il me reste des séquelles de cette métamorphose, la forme de mon corps est bien loin de la perfection, de la peau en excès, mais j’en suis très fière.

Je garde ces « cicatrices » comme un trophée, le signe de ma victoire sur la maladie et la fatalité.

De la volonté, j’en ai eu, pour franchir chaque étape. Même si je me suis aidée de ce que notre époque moderne et la science sont capable de faire.

 

Mes études

La Naturopathie m’est apparue comme une évidence dès que j’ai été libérée des pulsions alimentaires. J’ai voulu faire de cette alimentation qui m’avait tant abimée, une alliée pour ma nouvelle santé.

Après de longues recherches, j’ai décidé de faire confiance au CERPFA, où je me suis formée pendant 3 ans, stages pratiques à l’appui.

CERFPA FORMATION a obtenu des numéros d’existences auprès de l’Académie du Rectorat de Nice comme école par correspondance et établissement d’enseignement privé supérieur régis par les articles L441-1 du code de l’éducation

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