Céréales domestiques et modernes

Santé  

Plusieurs comportements humains ont induit un changement de structure des céréales.

1/ L’homme a sélectionné parmi les graminées, celles qui étaient le plus adaptées à la culture, par exemple pour avoir des épis solides.

2/Il a sélectionné pour l’année suivante, les plus beaux grains, qui traduisent souvent la survenue de mutations génétiques.

3/Il a utilisé les hybridations pour avoir des plantes plus vigoureuses et productives.

4/La transplantation dans un nouveau milieu (région, pays…), ce qui a pour résultat une sélection des plantes les plus adaptées.

Ces modifications étaient très lentes (jusqu’aux années 40/50) et nous avions probablement eu le temps de nous adapter partiellement. (Cf « L’alimentation ou la 3eme médecine » Jean Seignalet)

 Le blé que l’on consomme actuellement a subi de nombreuses manipulations génétiques depuis les débuts de l’agriculture il y a 10 à 15 000 ans. Ces manipulations ont été le fruit de sélections et de mutations naturelles pendant des milliers d’années. Mais depuis plusieurs dizaines d’années, l’homme a opéré des modifications dans le génome des blés à l’aide de techniques de génétiques qui ont donné naissance à de nouveaux blés.

Le gluten est un mélange de protéines qu’on retrouve abondamment dans le blé mais aussi dans d’autres céréales comme l’avoine, l’épeautre, l’orge ou le seigle et qui est responsable de nombreux problèmes de santé. Plus aucune de ces céréales ne ressemble à celles que nous consommions il y a 10 000 ans.

Il faut tout de même réaliser que les blés originels comptaient 14 chromosomes alors que les blés actuels en comptent 42. Et aucun agronome n’est capable de dire ce que font exactement les milliards de gènes de ces nouveaux blés (c’est un travail européen qui a lieu actuellement et auquel participe l’INRA. Chez l’homme l’ajout d’un seul chromosome a des effets incommensurables (par exemple la trisomie 21). Alors imaginez ce qui peut se passer en multipliant un patrimoine génétique par 3. (Cf « Gluten : Comment le blé moderne nous intoxique » de Julien Venesson)

Il est préférable de limiter aussi un peu les autres céréales, y compris le riz blanc (pas le riz sauvage qui lui est alcalinisant), le maïs, l’orge. Et lorsqu’on en mange, bien vérifier de consommer suffisamment de fruits et légumes alcalinisants pour compenser. C’est un problème récurrent chez les végétariens et végétaliens en transition, la peur de la carence les pousse à manger trop de céréales.

(Cf : www.livrevirtuel.com/Tableau_Acide_Alcalin.asp)

Ethique et écologie

Privilégier la consommation humaine directe. Les cultures destinées à nourrir le bétail ou à produire des agrocarburants, tout aussi productives qu’elles soient, sont autant de nourriture dont les hommes ne bénéficieront pas. Ainsi, selon la FAO, les pâturages couvrent actuellement 3,38 milliards d’hectares (26 % des terres de la planète, sans compter les pôles) tandis que les cultures occupent 1,53 milliard d’hectares (12 %). Par ailleurs, un tiers des terres arables est consacré à l’alimentation du bétail et 60 % des céréales produites dans le monde sont consommées par les animaux.

Consacrer la majorité des terres arables à la production de nourriture directe pour l’être humain (céréales, fruits et légumes, légumineuses) augmenterait la quantité de calories produites par personne de 50 %, assurent les chercheurs. Ce qui implique de réduire considérablement notre consommation de viande.

En 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a décrit l’élevage comme « … un des contributeurs les plus importants à la plupart des graves problèmes environnementaux actuels».

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