Alimentation paléo  VS alimentation méditerranéenne

Lorsqu’on est accro aux céréales (pain et pâtes en particulier), l’idée de suivre l’alimentation méditerranéenne est séduisante car elle « autorise » une bonne part de ces aliments. Étant sortie de cette addiction au sucre, au gluten, pain etc, j’ai été attirée par l’alimentation paléo, elle m’a « parlé » tout de suite. Il m’a semblé logique qu’un aliment qui ne peut pas être mangé cru , comme les céréales et les légumineuses, ne fassent pas partie de l’alimentation que la nature avait prévu pour notre catégorie animale, les primates. Idem pour le lait, exception faite pour le lait maternel et pour certains laitages fermentés (yaourt ou fromages de petits animaux, brebis, chèvre) en quantité raisonnable.

Céréales et légumineuses ne devraient pas constituer la base de l’alimentation humaine. J’aurai vraiment aimé le contraire, surtout lorsque j’ai été tentée par souci éthique, par l’alimentation végétarienne. Après mes études dont une grande partie portait sur notre système digestif, j’ai pu conclure que l’alimentation humaine originelle ne comportait pas ces 2 aliments. Il est tout de même possible d’en manger un peu de temps en temps, notre corps a la capacité d’en assimiler ponctuellement. Manger un peu d’houmous (ou autre légumineuses) me fait plaisir mais reste occasionnel.

Ce mélange céréales/légumineuses reste une alternative lorsque la protéine animale vient à manquer et surtout depuis que nous habitons des villes. Adaptabilité du corps humain! Les besoins en protéines des humains peu actifs que sont la majorité de la population occidentale, sont relativement peu élevés. Je ne consomme pas plus de 20% de mes calories quotidienne en protéines. Nous ne sommes pas des carnivores. Ni frugivore, ni granivore. Mais omnivores. Même nos cousins les plus proches, les chimpanzés, chassent et mangent de petits animaux, des insectes, poissons, mollusques, œufs etc… Ils ne sont pas végétariens.

L’alimentation méditerranéenne constitue une excellente transition avant de passer au paléo.

Article:

https://www.thierrysouccar.com/blog/le-regime-paleo-est-il-bon-pour-la-sante

En 2007, le Dr Staffan Lindeberg et son équipe de l’université de Lund en Suède ont comparé les effets d’un régime paléo à ceux d’un régime méditerranéen chez 29 patients souffrant de maladie cardiovasculaire, ayant de surcroît une intolérance au glucose ou un diabète de type-2.

Quatorze d’entre eux ont suivi le régime de type paléo à base de viande maigre, poisson, fruits, légumes, tubercules, œufs et noix.

Les autres ont suivi un régime de type méditerranéen que les cardiologues considèrent comme une référence dans ce type de maladies : ils ont consommé des céréales complètes, des laitages maigres, des légumes, des fruits, du poisson, des huiles et de la margarine.

Résultats : chez les personnes qui avaient un diabète débutant, tout comme chez les pré-diabétiques, le régime paléo s’est révélé bien supérieur au régime méditerranéen. La tolérance au glucose s’est fortement améliorée dès la sixième semaine, et plus nettement à la douzième semaine. Il n’y a pas eu de différence significative de perte de poids entre les deux groupes, en revanche le groupe qui suivait le régime paléo a vu son tour de taille diminuer par rapport au groupe qui suivait le régime méditerranéen. 

 En 2010, une publication portant sur la même expérience a conclu que le régime paléo est plus rassasiant, calorie pour calorie, que le régime méditerranéen car il influence de manière plus marquée la leptine, une hormone impliquée dans la satiété et le poids.

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