Equilibre acido-basique et comment le rétablir

L’homéostasie veut dire ce qui est maintenu semblable. C’est un processus qui permet de conserver l’équilibre constant au niveau du sang, de la température, du Ph sanguin, …

L’organisme est normalement capable de neutraliser les attaques acides. C’est grâce à l’homéostasie.

Nous tolérons peu de variation du Ph, c’est pourquoi il existe des systèmes d’adaptation qui permettent de maintenir les constantes biologiques.

Afin d’éviter un déséquilibre acide, base, on fonctionne avec « un système tampon » qui consiste à équilibrer un acide avec une base afin d’obtenir un sel « neutre » qui demeure relativement stable.

Ce sel neutre n’est plus dangereux et peut ainsi être éliminé de l’organisme par la voie rénale ou la voie pulmonaire.

Lorsque les aliments ingérés sont trop acidifiants, nos tissus s’acidifient car ils ne contiennent plus les oligo-éléments et les vitamines qui leur sont nécessaires (en quantité insuffisante). Lors de la transformation de ces aliments, l’absence de ces catalyseurs engendre une dégradation incomplète qui génère des métabolites intermédiaires de type acide.

Par exemple, le sucre raffiné dépourvu d’oligo-éléments et de vitamines s’il est consommé en trop grande quantité et régulièrement, sera transformé entre autres en acide qui est le résultat de la dégradation incomplète du   glucose par carence en vitamines B1.

Pour qu’une dégradation soit complète, il faut la présence de catalyseurs.

Les carences des nutriments, la qualité de l’air que nous respirons, le stress, le manque d’exercices physiques sont des causes majeures de l’acidification de notre organisme.

Equilibrer ou rééquilibrer le pH chez l’être humain est capital dans le traitement des « maladies chroniques », des « maladies de terrain », et dans la plupart des pathologies «  infectieuses, inflammatoires et dégénératives de l’organisme ».

Par contre, l’acidité (acide lactique) est nécessaire dans les intestins.

C’est surtout la digestion et la façon dont l’homme digère ses aliments qui sont vitales dans l’équilibre acido-basique et là, l’état de la flore intestinale est capital.

J’ai trouvé aussi sur le net, ce livre, dont l’auteur remet en cause les tableaux d’aliments. Je dois reconnaitre qu’aucun tableau ne dit la même chose.

« Lors d’un repas nous consommons plusieurs aliments   différents   en   même   temps   ce   qui   provoque   de   nombreuses   réactions   chimiques différentes dans notre corps et les résultats de ces réactions donnent un pH non prévisible. Le pH qui en résulte ne correspond plus à rien par rapport à ces listes et tableaux préétablis.


Fiction, démystification et vérité sur l’équilibre acido-basique » Richard Haas

Tous ces aliments végétaux à pH acide, une fois les acides éliminés lors du métabolisme (élimination respiratoire le plus souvent) laissent dans le corps les alcalins contenus dans les minéraux et qui agissent en tant que tel. »

Il faut savoir que l’impression gustative de l’acidité d’un aliment ne correspond pas toujours à la réalité. Prenons l’exemple du jus de citron mûr, qui est soit dit en passant un excellent remède des troubles cardio-vaculaires, apparaît avoir une saveur fortement acide, alors qu’en réalité il se classe parmi les aliments à finalité basique. Les céréales dont la digestion se fait en milieu basique dans l’organisme ont un bilan final acide. L’orange acide au goût à un bilan final basique. La viande qui produit de l’acide urique est acidifiante. Le riz, la semoule, le quinoa sont doux en bouche mais sont acidifiants au final, car ces aliments malgré une digestion effectuée en milieu basique contiennent des protéines.

Rétablir cet équilibre

Après avoir fait le bilan, déterminé le terrain et le profil du patient, les raisons de son acidification :

  • Carence en vitamine ou minéraux (qui peut être causé par une acidose chronique) limitant la neutralisation et l’élimination des acides,
  • Sous oxygénation (limitant la voie respiratoire),
  • Surmenage physique (problème de métabolisation de l’acide lactique),
  • Stress (entrainant une perte de magnésium et en conséquence du calcium),
  • Élimination rénale et cutanée insuffisante,
  • Problèmes digestifs donnant lieu à l’assimilation d’éléments acidifiants (suite à fermentation ou putréfaction)

Je pourrais alors donner les conseils adaptés :

  • Diminuer les apports d’aliments acidifiants (viandes, *céréales et *légumineuses, produits raffinés…)
  • Imprimer la liste des aliments acidifiants et alcalinisants (je l’ai accrochée à l’intérieur d’un de mes placards de cuisine afin de me rafraîchir la mémoire si besoin, même si cela n’est qu’indicatif. Les combinaisons d’aliments et leur digestion modifie le Ph final.)
  • privilégier les aliments alcalinisants (basiques) pour neutraliser les « acides ».
  • veiller à une bonne oxygénation par la pratique d’exercices physiques modérés pour augmenter la respiration cellulaire « oxygénation des cellules ».  Les fameuses 30 minutes de marche quotidiennes (même en deux fois), la respiration profonde, et toutes activités augmentant la respiration.
  • favoriser l’élimination des acides par un drainage émonctoriel : en stimulant et en ouvrant les portes de sortie des : reins, peau et poumons.
  • puis reminéraliser, à la fois pour fournir les bases nécessaires à la neutralisation des acides, mais aussi pour reconstituer les réserves épuisées et pour fournir à l’organisme les matériaux indispensables à sa réparation.
  • surveiller l’association d’aliments incompatibles entre eux.
  • Ajouter des jus verts régulièrement surtout au début.
  • Régénérer la flore intestinale avec : (Cf : « L’équilibre acido-basique » Dr Philippe David p15)
  • Acide lactique dextrogyre
  • Fibres prébiotiques (l’idéal étant sous forme naturelle topinambour, endives, oignon… ou sous forme de complément en poudre, l’inuline sauf contre-indication)
  • Herbes équilibrantes (mélisse…)
  • Fruits à action anti-inflammatoire et anti oxydante, grenade, sureau (sirop de sureau, gelée de sureau, limonade, ou en kéfir de sureau)

 En fonction du tempérament (particulièrement les frileux), éviter les aliments acides (agrumes comme le citron, yaourt, vin)

Il ne s’agit pas de supprimer complétement les aliments acidifiants mais de les équilibrer avec les alcalinisants, si possible au cours du repas.

Les aliments alcalins ou basiques

Dans cette catégorie nous retrouvons :

Céréales complètes, graines germées, algues, pommes de terre, légumes en général sauf quelques exceptions (voir aliments acides), châtaignes, amandes, bananes, potirons, potimarrons

Les aliments acides

Dans cette catégorie nous retrouvons :

Fruits (moins il est mûr, plus il est acide), jus de fruits, fruits séchés, tomates, rhubarbes, épinards, asperges, poireaux, produits fermentés (vinaigre, choucroute, yaourt), miel.

Pour certaines personnes les aliments cités ci-dessus peuvent être alcalinisants mais cela devient de plus en plus rare de nos jours surtout si les personnes ont une faiblesse métabolique.

Les aliments acidifiants

Dans cette catégorie nous retrouvons :

Les protéines surtout animales (charcuterie et viande), le poisson est bien moins acidifiant que les autres protéines, œufs, fromages, légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots secs, fèves), le beurre, le lait, les graisses animales, les arachides ou les noix ou les noisettes.

Précision en ce qui concerne les céréales complètes

Les céréales complètes produisent de l’acide phytique qui est acidifiant et fait précipiter les minéraux. C’est pourquoi certaines règles sont à respecter :

Il vaut mieux manger du pain au levain. Par sa fermentation, il est légèrement acide mais reminéralisant par sa teneur en minéraux. L’acide phytique est neutralisé par le levain et le gluten est prédigéré grâce au processus de fermentation et de ce fait très digeste. Par contre le pain à la levure ne neutralise pas l’acide phytique ce qui rend ce pain acidifiant et déminéralisant qu’il soit complet ou non. Le gluten n’est pas prédigéré et donc difficile à digérer.

Idem pour les autres céréales complètes et les légumineuses, elles ont une caractéristique acide. Cependant en fonction du mode de préparation (germination, cuisson à feu doux…) elles deviennent reminéralisantes pour l’organisme.

Toutes les céréales et flocons qui sont consommés crus doivent être trempés pendant la nuit ou au minimum 2 heures avant de les manger afin de neutraliser l’acide phytique. L’avoine par contre doit obligatoirement être chauffé ou germé. La germination est importante (pain des esséniens). La germination provoque l’alcalinisation des céréales ce qui permet de mieux les assimiler. L’amidon est transformé en sucres simples, les graisses en acides gras solubles, les protéines en acides aminés. La germination potentialise les vitamines et les enzymes car elle augmente leur teneur. L’acide phytique est neutralisé.

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