2. Facteurs psychologiques

Tout trouble du comportement (alimentaire mais pas seulement) peut avoir une cause psychologique qui a pu mettre à jour une pathologie latente, une fragilité héréditaire, un déficit neurologique au niveau de certains neurotransmetteurs, un déséquilibre du microbiote intestinal (impliqué dans les troubles psys).

Le cerveau déjà malade est incapable de réagir normalement à un épisode grave (ou même moins grave !) de la vie. Il ne possède pas ou plus, les armes nécessaires à la gestion de l’évènement. Un organisme sain est capable de lutter avec ses hormones « du bonheur » sérotonine, dopamine etc…

Réagir aux émotions, aux aléas de la vie, en mangeant (ou en buvant de l’alcool) n’est pas une fatalité. Quand la maladie aura été soignée, il sera alors possible de réagir comme les « Non malades », en criant, pleurant, en parlant…

Si cela n’a pas déjà été fait, et surtout si la cause est connue, il est intéressant justement d’en parler pour évacuer cette part de l’histoire personnelle, la « digérer » et ainsi pouvoir vivre avec mais sans qu’elle n’empêche de continuer à vivre sa vie. On peut pour cela le faire avec sa meilleure amie, avec un religieux, un professionnel de santé (psy). L’important est de trouver la bonne écoute.

Toutes les personnes souffrant de TCA n’ont pas obligatoirement de cause psychologique (traumatisme, violences, viol, deuil, manque d’amour… ) ce qui rend la maladie encore plus incompréhensible et culpabilisante pour celui ou celle qui met alors forcément en doute sa volonté, sa valeur, lui fait perdre son estime de soi et provoque une grande tristesse et sentiment d’impuissance qui ressemblent fortement à une dépression (je suis déprimé alors que j’ai tout pour être heureux sauf ce problème avec mon alimentation) . Elle se met alors à rechercher désespérément une cause qui n’existe pas.

Pour être sûr de tout cela, on peut penser à quelques séances d’hypnose, pour être certain que rien n’a été refoulé. L’hypnose pourra être utile aussi pour réapprendre à s’aimer, retrouver l’estime de soi, à être son meilleur ami. Mais l’hypnose ne pourra pas sur le long terme « soigner » une maladie physiologique.

Se connaitre est la chose la plus importante lorsqu’on veut commencer à sortir de cette maladie.

Certaines techniques peuvent aider dans les traumatismes avérés et connus (EMDR, EFT, Reiki…) On peut même devenir encore plus fort après un épisode dramatique, pour peu que les conditions s’y prêtent : soutien psychologique efficace, entourage aidant ET rétablissement des capacités physiologiques (hormones, microbiote…) grâce à une alimentation hypotoxique et saine à déterminer avec votre naturopathe.

Et c’est bien là que se situe le gros grain de sable chez les TCA, devoir modifier son alimentation, signifie devoir sortir d’un cercle vicieux puisque le propre de l’addiction, c’est bien de ne pas pouvoir lutter contre des pulsions irrépressibles vers la malbouffe les « crises »

Il s’agira de modifier sur le long terme, les comportements qui sont à la base de ces dysfonctionnements physiologiques avec les aides suivantes.

Une solution à tester si la maladie est récente ou après le début des soins :

La crise programmée

Il s’agit de ne plus faire les crises de n’importe quelle façon (car on le sait bien c’est impulsif, sur un coup de tête et ça se passe très vite).

On propose de faire « des crises programmées ». La crise doit se dérouler dans un endroit précis et à une heure précise

Il y a trois étapes : il est possible de décaler les heures tant que c’est toutes les demi-heures. Exemple.

  • 18h : préparation de la crise, je vais acheter tout ce dont j’ai besoin pour la faire, sucré, salé, tout ce qui me fait envie.
  • 18h30 : je mets en petite quantité dans des sachets de congélation ce que j’ai acheté (ex : j’ai acheté un paquet de gâteaux, je mets un gâteau dans chaque sac de congélation, et je varie chaque sac avec la nourriture que j’ai achetée, un sac peut donc contenir par exemple un cookie, un muffin, un bout de pain, un bout de chocolat et du fromage), pas plus de 10 sachets
  • 19h : commencement de la crise programmée, je mets les sacs loin de moi (ex : dans une autre pièce), et je prépare une bouteille d’eau et un verre, je dois boire un verre d’eau à la fin de chaque sac fini.

Si ça ne marche pas tout de suite, cela vaut vraiment la peine de retenter lorsqu’on a commencé les plantes, les acides aminés, les probiotiques et/ou l’allopathie, lorsqu’on sent un début de modification du comportement.

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