1. Prise de conscience

Retrouver la liberté et la sérénité face à la nourriture, avec des aides complémentaires. « Le partenariat allopathie/naturopathie devrait être un parfait exemple où l’Approche Intégrée en Santé peut s’appliquer favorablement : l’action composite de la naturopathie et de l’allopathie s’avérant possible et souhaitable. » – Daniel Kieffer. Le naturopathe revendique la complémentarité d’action avec les autres médecines (allopathique, médecines douces, acupuncture, ostéopathie…). Lors de sa formation, il a été mis en garde et connaît la sémiologie d’exclusion, afin d’orienter son client vers des médecins adaptés. Une des grandes vertus du naturopathe est en effet de demeurer humble et conscient de ses limites.

Je suis à la fin de ma formation de naturopathe, il ne me reste plus que la réflexologie, l’iridologie à étudier pour obtenir mon certificat.

Je ne consulte donc pas encore, ceci est prévu pour Septembre 2017 dans le 13, mais je vous propose le fruit de mes années de maladie boulimique, de recherches de solutions et de mes études actuelles.

Prise de conscience

Les signes précurseurs

Il faut souvent un long parcours pour en arriver à se dire « malade » ou au moins reconnu comme tel par le corps médical.

Pourtant, très tôt déjà, on peut commencer, chez les enfants et ados évidemment, à repérer certains symptômes qui peuvent sembler anodins car ils sont si courants dans notre société qu’ils peuvent sembler normaux. On peut constater qu’il s’agit très souvent d’un problème récurrent dans la famille. La maman, le papa, frères et sœurs…. Voire même d’une addiction à autre chose (parent alcoolique ou autre)

« Je suis un peu trop gourmand(e). »

« Je ne peux pas m’en empêcher ».

« Je grignote toute la journée »

La recherche et le besoin du plaisir de l’aliment (surtout sucré, pâtisserie, chocolat mais aussi pizza, biscuits apéritifs, fromage etc., « Junk food » en général) devrait éveiller l’attention des parents.

Tous ces aliments ont comme point commun une forte concentration en sucre (glucides à Index Glycémique haut), en sucre + gras ou en gras. L’habitude de ces consommations dans l’environnement familial dans l’enfance, joue un grand rôle sur le développement de la maladie. Le gout sucré est inné chez l’humain (lactose du lait maternel), les nouvelles habitudes de consommation occidentales (céréales omniprésentes et autres produits raffinés concentrés en sucre) ont accentué ce penchant.

Avant de développer la véritable addiction qui n’est plus contrôlable, il serait bon de détecter ces « petites » dérives afin de pouvoir commencer à agir.

On commencera par un réglage alimentaire. Pour apprendre les bases, il est indispensable de connaitre le fonctionnement de la physiologie humaine. Lorsque l’impossibilité de maintenir ce réglage alimentaire sur la durée se fait sentir, il faut alors passer à d’autres solutions qui dépendront de l’âge de la personne, de sa motivation, de son état de santé, de son poids…

Les formes et les symptômes de cette maladie sont multiples. Un nom différent a été donné à chacune de ses manifestations. Les plus connues :

A/ La boulimie

Les boulimiques mangent compulsivement puis utilisent une « technique compensatoire (vomissement, laxatif, période de jeune, sport à outrance…) Ces techniques permettent un certain temps de maintenir un poids à peu près normal, qui n’éveille pas l’inquiétude de l’entourage. Chacune de ses techniques a une conséquence spécifique sur l’organisme.

· Le sport à outrance compense pendant un certain temps (années) l’excès calorique des crises de boulimie. Il peut mener à des blessures, ou à une usure prématurée du corps, des articulations. Et lorsqu’on doit l’abandonner (pour des raisons professionnelles, familiales, car cela prend énormément de temps ou à cause d’une blessure), il faut trouver une autre technique. Cela se fera en fonction du contexte et des possibilités. Si l’on garde des repas « équilibrés » entre les crises, il n’y aura pas forcement de dénutrition.

· Les vomissements, abiment l’estomac, ( perte de son acidité normale), enflamment le tube digestif, usent prématurément les dents et induisent une certaine dénutrition, selon que des repas normaux sont gardés ou pas… cela peut évoluer dans le temps.

· Les laxatifs abiment les intestins et provoquent des alternances constipations diarrhées, ralentissent le transit car les intestins s’habituent à cette aide anormale et quotidienne, détruisent la flore bactérienne saine…et induisent la dénutrition

· Les périodes de jeûne entretiennent un rapport avec l’anorexie qui est un trouble alimentaire à part.

B/ L’anorexie

Le corps dénutri et déminéralisé perd ses armes physiologiques (sérotonine, dopamine…), perd son instinct de survie. L’anorexie peut perdurer si certaines conditions sont réunies :

§ psychologiques (traumatisme ou épreuve de vie non digérés ou traités par des moyens et un vrai suivi adapté)

§ sociales (environnement défavorable qui ne permet pas l’évolution du malade)

C/ L’hyperphagie

Lorsque ces moyens de lutter deviennent trop lourds, trop handicapants avec les années, on prend conscience que cela n’est plus tenable. Dans le meilleur des cas, on en arrive à ne plus vouloir vomir, se détruire par le sport ou les laxatifs, et les périodes de jeunes ne sont plus suffisantes pour compenser les crises et on y a renoncé.

Un laisser-aller s’installe, et on commence à prendre du poids. On mise alors encore plus sur les psychothérapies, hypnose, nouvelles techniques EMDR, EFT…, (de nouvelles sortent chaque jour).

Les pulsions sont toujours là, même plus fortes par effet rebond aux restrictions précédentes, le fameux yoyo, le métabolisme a évolué, le corps s’est adapté aux restrictions et réagit en « économisant » chaque calorie qu’on va lui donner entre les régimes. Des régimes plus ou moins drastiques (de WW à Dukan, et tous les autres opportunistes de la minceur) pour limiter les dégâts. Mais la pression de la maladie s’accentue au fur et à mesure des tentatives, des déceptions, de la destruction du microbiote et de l’organisme par les aliments toxiques, acidifiants des crises.

Par exemple, il est important de savoir faire la différence entre

La vraie faim physiologique : le ventre qui gargouille parce qu’on n’a pas mangé depuis plus de 4 ou 5 h. La réponse à la vraie faim sera un repas normal (ou énorme si la période sans manger avant a duré bien plus que 5h comme chez les boulimiques restrictives qui peuvent jeûner une journée ou plus, car le corps réclame son dû pour fonctionner)

Le repas normal devrait prendre fin lorsque le signal de satiété est arrivé. C’est un problème différent des pulsions, qui touche d’autres points dont je parlerai plus bas. La notion de satiété se traite en parallèle ou après avoir réglé les pulsions qui existent le plus souvent en même temps. Mais pas toujours. Certains obèses disent ne pas avoir de pulsions entre les repas, ou après des émotions.

Il peut s’agir d’une forme de dénie, ou d’une erreur d’appréciation. Il se pourrait que la personne n’organise ses crises qu’à l’heure des repas, si sa profession ou sa vie privée ne lui laisse pas le temps d’assouvir les pulsions à un autre moment. De même, les « objets » de l’addiction sont aussi variés que les individus. On peut être addict au fromage, au pain, aux pizzas, sans l’être forcément au sucré.

Si on se réfère à l’image caricaturale de la boulimique qui mange d’énormes quantités, il est facile alors de s’imaginer ne pas l’être si on mange juste « un peu trop » mais qu’on ne peut pas s’en empêcher.

La pulsion. L’envie de manger parce qu’on a vu une publicité, ou qu’on passe devant la boulangerie, alors qu’on a mangé correctement une heure avant. Ou bien parce que quelqu’un nous a énervé, parce que nous sommes en colère, nous nous ennuyons, nous sommes tristes ou dans un contexte émotionnel propice, festif ou stressant …. Ces émotions peuvent aussi, bien sûr, arriver lorsque nous avons faim par coïncidence mais il faut vraiment analyser sur 2 ou 3 jours, à quel moment et dans quelles circonstances, les crises arrivent.

C’est le moment de comparer ces pulsions, aux pulsions des alcooliques. C’est exactement la même maladie, mais qui touche un autre « objet » d’addiction. On voit d’ailleurs très souvent dans le parcours des alcooliques, des problèmes alimentaires qui ont précédé. Il arrive aussi que l’alcool ou la cigarette aient été utilisés comme technique compensatoire pour tenter de moins manger. Comme les jeux en lignes, certains jeunes atteints de cette maladie reportent leurs pulsions sur le jeu en ligne, la cigarette (qui est utilisée comme un coupe faim par les filles souvent). Les combinaisons sont aussi nombreuses qu’il y a de malades, d’histoires personnelles et de conditions de vie. Il faut bien dire que la malbouffe est bien « l’objet d’addiction » le plus présent légalement dans notre environnement occidental. Le sucre est là depuis la naissance, dans le lait maternel et rapidement, d’autres sucres, plaisirs, sont ajoutés à l’alimentation du jeune enfant, surtout depuis les années d’après-guerre. Les « céréales » de petit déjeuner, le pain blanc, la junk food…

Merci de répondre au questionnaire « Repérer un TCA, une addiction »

Les réponses peuvent favoriser un déclic. Se rendre compte que l’on est addict, c’est le premier pas vers la déculpabilisation. « Je ne suis QUE malade » « Je ne suis pas coupable d’être malade » « Ca se soigne ! » « J’ai envie de me soigner ». Selon le parcours déjà effectué dans la maladie, les propositions seront différentes.

  • Le nombre d’années de maladie. Il est important de prendre conscience du stade où l’on est dans la maladie afin de pouvoir agir de la bonne façon. On ne propose pas à une adolescente qui arrive dans la maladie, la même stratégie qu’à une personne de 50 ans qui a déjà tout tenté.
  • Le nombre de tentatives déjà effectuées
  • L’état de santé
  • obésité, diabète, cholestérol chez les boulimiques de type hyperphagique
  • dégâts internes si vomissements, laxatifs
  • dénutrition si boulimie restrictive, avec périodes anorexiques

sont les critères qui détermineront vers quelles solutions on va se diriger en première intention.

Si la maladie est récente (pas encore trop ancrée) et le nombre de tentatives peu élevé, on peut commencer par les solutions proposées dans les points suivants.

  • La psychothérapie. Très importante, elle est développée plus bas.
  • La phytothérapie : Les plantes ne sont pas des « remèdes de second plan ». Elles se révèlent très efficaces si elles sont prises assidument. Mais selon la gravité et l’ancienneté de la maladie, elles peuvent ne pas suffire. Idem pour les autres compléments :
  • Les compléments en acides aminés
  • Les compléments probiotiques et prébiotiques
  • Le réglage alimentaire : Il peut et doit être tenté à tous les stades de la maladie, même si souvent il ne peut pas être tenu sur le long terme (à cause des pulsions). Le malade est souvent saturé des diverses tentatives. Il a déjà de grandes connaissances en diététique qu’il faudra comparer aux recommandations de la Naturopathie.

Apprendre les bases de l’alimentation physiologique et hypotoxique, même si elles ne sont pas appliquées tout le temps, est indispensable.

Et le début de ces bonnes habitudes deviendra beaucoup plus évident lorsque les diverses méthodes complémentaires commenceront à faire effet.

Ces méthodes (plantes et autres aides) doivent être utilisées dans l’optique de permettre un soulagement en attendant que la physiologie soit « réparée » par l’hygiène vitale et alimentaire pratiquée en parallèle.

Ne pas les envisager comme thérapies sur le long terme, comme un pansement. Juste une aide… en attendant.

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