Intolérances alimentaires

Causes des intolérances alimentaires et de l’hyperperméabilité

Trois phénomènes principaux sont impliqués :

  • La mauvaise assimilation de certains aliments par le tube digestif
  • La survenue d’une porosité intestinale
  • Le déséquilibre de la flore intestinale

La mauvaise assimilation

Selon J. Seignalet, les intolérances concernent essentiellement les aliments pour lesquels notre patrimoine enzymatique, d’origine ancestrale, n’est pas adapté. Dans ce cas, certains aliments ne peuvent pas être digérés et ces particules non assimilées passent dans le sang.

Notre nourriture, au cours des siècles a été profondément modifiée, les céréales sont désormais issues de croisements, le lait est pasteurisé à haute température, nos aliments sont cuits. Ces modifications seraient à l’origine de substances peu compatibles avec le capital enzymatique ancestral de l’espèce humaine. De même, la fréquence élevée des intolérances aux aliments exotiques peut s’expliquer par le fait que nous ne possédons pas les enzymes adaptées à leur digestion.

Et d’autres intolérances sont consécutives non pas à une absence mais à une insuffisance en enzyme : c’est probablement le cas pour le blé, qui représente désormais plus de la moitié de nos apports nutritionnels, Notre capacité enzymatique à digérer les aliments n’est pas illimitée.

Cause de l’hyperperméabilité

Les facteurs de la porosité intestinale :

  • *l’alcool
  • les anti-inflammatoires qui agressent directement les cellules de l’intestin
  • La plupart des chimiothérapies
  • Les métaux lourds
  • Le stress

L’importance de la flore intestinale

Les bactéries sont nos alliées. Du moins est-ce le cas à l’état physiologique au niveau du tube digestif. Les micro-organismes qui s’y trouvent interviennent dans un certain nombre de réactions chimiques indispensables à une bonne digestion.

Ce bel équilibre est parfois rompu, lorsqu’une souche bactérienne se développe en trop grande quantité (turista par exemple)

Durant des siècles, une cause importante de la modification a été la rencontre de nouvelles bactéries (migration de populations).

De nos jours, ces déséquilibres seraient soir constitutionnels (dysbiose) soit favorisés par une alimentation trop sucrée ou trop riche en viande, un traitement antibiotique ou des médicaments anti acides gastriques (l’acidité de l’estomac étant une barrière naturelle contre la colonisation intestinale par les germes ingères avec les aliments

Les aliments en cause dans les intolérances

Principalement

  • Les céréales en particulier le blé
  • Les produits laitiers
  • Les œufs
  • Les aliments exotiques : vanille, café, kiwi etc.

Intolérances aux céréales

Elles sont dues au fait que les produits actuels sont très différents de ceux qui composaient l’alimentation de nos ancêtres. Par exemple, les blés modernes contiennent 14 paires de chromosomes, et jusqu’à 21 paires pour le blé tendre alors que les espèces sauvages ,7 seulement.

Ces différences apparaissent pour la plupart des autres céréales sauf le riz, pour l’instant.

En cas d’intolérance au blé, le gluten est le plus souvent mis en cause mais il n’est pas le seul responsable. C’est un mélange de protéines et d’amidon qui a pour effet de rendre les céréales qui en contiennent, panifiables (permet à la pâte de lever)

Les seules céréales sans gluten sont le riz, le maïs, le sarrasin, le quinoa et l’amarante

Intolérance au lait

Elles ne concernent que très rarement le lactose, le sucre du lait, mais essentiellement les protéines du lait. Un dosage d’anticorps permet de mieux cerner quelles protéines sont en cause.

Comment devient-on intolérant aux produits laitiers ? Plusieurs mécanismes sont en cause. Le principal tient aux traitements industriels que l’on fait subir au lait. L’UHT détruit une substance (TGF-B1), cela pourrait être la raison et cela expliquerai que les intolérants au lait, tolèrent mieux le beurre ou les fromages non pasteurisés. Ceci demande néanmoins à être confirmé.

Intolérance aux œufs

Notons que les allergies aux œufs sont plus fréquentes que les intolérances, alors qu’elles sont exceptionnelles pour le gluten et le lait.

Les autres intolérances

Les aliments d’origine exotique sont des causes fréquentes d’intolérances : vanille, café, banane, kiwi…

Ils peuvent sembler anecdotiques mais sont très utilisés. Le traitement préventif

Les intolérances alimentaires étant de plus en plus fréquentes, il est important de chercher à s’en protéger.

Quelques règles simples sont à retenir :

  • Consommer autant que possible des aliments naturels, non modifiés.
  • Diversifier son alimentation, afin de ne pas dépasser les capacités de notre système enzymatique.
  • Particulièrement vrai pour les aliments à base de blé, qui représente l’essentiel de l’alimentation occidentale
  • Restreindre dans la mesure du possible, le recours aux nombreux médicaments et substances qui agressent l’intestin et sa flore, essentiellement les antis inflammatoires et les antibiotiques ainsi que l’alcool.
  • Conjointement, une bonne gestion du stress (respiration, relaxation

Le traitement curatif

Lorsque le diagnostic d’intolérance alimentaire est posé (encore trop peu fréquent), le traitement proposé se résume souvent à une exclusion complète et définitive des aliments incriminés.

Produits laitiers et ou gluten. Ce régime améliore souvent les symptômes mais de façon transitoire car il ne corrige pas les causes de l’intolérance.

D’autre part il est très désocialisant dans notre pays.

Pour être durablement efficace, le traitement nécessite rigueur et persévérance. Quatre actions conjointes sont nécessaires :

  • Eviter (temporairement les aliments les plus fréquemment en cause
  • Restaurer la flore intestinale
  • Restaurer la barrière intestinale
  • Soigner son hygiène de vie pour agir sur les causes du mal.

Le lait et ses dérivés pourront être remplacés par lait de soja, de riz, d’amande de coco, crème et yaourt de soja…

Les produits à base de blé tendre (pain, pâtisseries…) sont à remplacer par riz, sarrasin, quinoa sésame fécule de pommes de terre, millet, farine de châtaigne, de noix, de noisette. Le blé dur en petite quantité (pates, semoule de blé) est souvent toléré

Au départ, la radicalité de l’exclusion est importante.

Cependant, contrairement aux allergies vraies, une consommation très occasionnelle n’aura pas de conséquence grave pour la santé.

Heureusement après quelques semaines d’exclusion, il est habituellement possible de reconsommer de tout mais en petites quantités, et en évitant le plus possible les aliments industriels.

Restaurer la flore intestinale

Les 10 premiers jours, absorbez 2 c à café de charbon actif (ou charbon végétal) avec un grand verre d’eau tiède ou une compote de fruit : 1 c à c le matin à jeun, 30 mn avant le petit déjeuner, la seconde vers 11h ou 17h

Les jours suivants, prenez des probiotiques, il en existe une grande variété, en fonction des souches de bactéries et de leur nombre. Il n’y a pas un produit idéal, chacun doit trouver par tâtonnement le probiotique le plus adapté à son tube digestif, à un moment donné. La flore intestinale est un milieu vivant, changeant, il faut être à l’écoute de ses intestins.

Ces bonnes bactéries vont être à l’origine de la production de N-butyrate, l’un des 2 nutriments indispensables à la cellule intestinale, l’autre étant la L-glutamine. Il s’agit d’un acide aminé assez répandu dans de nombreux aliments, mais en cas d’intolérance, il est préférable d’en apporter 0.5 g par jour sous forme de gélule ou de poudre. Il est facile de s’en procurer car cette substance est largement utilisée par les sportifs.

Restaurer la barrière intestinale

Un apport suffisant en acides gras oméga 3 est indispensable à la cicatrisation de la muqueuse intestinale. La meilleure source est représentée par les noix, de toutes variétés, les noisettes, les amandes qui apportent en outre des antioxydants, du calcium, Il faut en consommer une quinzaine par jour Evitez cependant les fruits secs salés ou fumés ainsi que les cacahuètes.

Parmi les huiles, privilégiez celles de colza (à froid), de noix, de lin à chauffer le moins possible,

Consommer régulièrement des petits poissons gras (sardines, maquereaux…)

Pour lutter contre l’acidité gastrique, il est nécessaire de consommer beaucoup de légumes cuits, des salades, des épices douces (cumin, anis, fenouil en évitant de manger trop sucré et en mâchant bien car la salive possède un pH basique et prépare à la digestion

Certaines tisanes sont particulièrement efficaces

Acore odorant : racine vendue broyée, faites-en macérer une c à café toute la nuit dans un grand bol d’eau froide. Le matin, filtrez, faites tiédir et buvez 2 petites gorgées avant et après chaque repas soit 6 x par jour.

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