Effets des sucres (ou sucres+gras) et de l’alcool sur le microbiote intestinal

Le microbiote que nous recevons à la naissance est déjà soumis au hasard. En naissant par voie basse nous recevons celui de notre maman, et par césarienne, ce sera celui des mains qui vont nous toucher et de la clinique, qui viendra nous coloniser. Première différence. Ensuite, jusqu’à l’âge de 2/3 ans, c’est notre alimentation et style de vie qui va continuer à fabriquer notre microbiote. Il sera alors pratiquement mature et évoluera peu.

Lorsque je vois des mamans, donner des biscuits, des glaces, des bonbons, des farines (des sucres) à leurs bébés, je sais que ces enfants auront une plus grande (mal)chance de souffrir d’addiction plus tard. C’est le microbiote qui nous « pilote », autant au niveau psychique qu’émotionnel, immunitaire etc. L’addiction est un dysfonctionnement des neurotransmetteurs gabaB dans le circuit de la récompense, on sait aujourd’hui que c’est le microbiote qui produit le gaba (sous forme de complément alimentaire , il ne passe pas la barrière hémato encéphalique, du cerveau. Le lien devient facile à faire.

Explications:

Le parallèle  entre 2 « objets » addictifs, alcool et sucres Voici 2 articles qui révèlent le point commun entre ces addictions.

Les effets du sucre sur le microbiote intestinal

Chez toute personne en bonne santé, la flore intestinale, également appelée microbiote, est composée d’un ensemble de micro-organismes (bactéries, champignons. non pathogènes, vivant en parfaite harmonie dans l’intestin grêle et le côlon, et faisant partie intégrante du système de défense de notre organisme. Lorsque cette flore subit un déséquilibre, on parle alors de dysbiose. D’après une étude, une alimentation riche en sucre se trouve directement en cause dans la dysbiose. A terme, cette perturbation de la flore bactérienne entraine des modifications au niveau de la muqueuse intestinale qui a un rôle essentiel dans la fonction de barrière de notre intestin.

Celle-ci devient hyperperméable (« leaky gut syndrom »), laissant aussi bien passer les molécules indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, que les molécules étrangères ou inhabituelles. Par la suite, ces éléments sont reconnus par notre système immunitaire, dont l’emballement est à l’origine de nombreuses maladies, notamment celles étant pourvues de mécanismes auto-immuns et/ou inflammatoires.

La consommation de glucides de manière générale doit progressivement être réduite. N’oubliez pas que le sucre peut se cacher sous de nombreuses formes (glucose, fructose, lactose, édulcorants, amidons, pain, dans les pâtes blanches, etc.). Bon à savoir également, les fibres solubles présentes dans les légumes crus, racines et tubercules, fruits, les noix ou encore les graines permettent de ralentir l’absorption des sucres. On peut compléter avec des probiotiques administrés en quantité suffisante et avec la bonne association de souches, ils favorisent le développement et l’équilibre de la microflore intestinale et exercent ainsi des effets positifs sur la santé, au- delà des effets nutritionnels traditionnels.  

Un protocole préparatoire des intestins, bien expliqué, et la consommation de probiotiques doit être conseillée par votre naturopathe afin de vous être bien adaptés (grâce à un questionnaire de santé  préalable). Il s’agit de ne pas aggraver les choses en prenant les probiotiques au hasard.

https://www.bio-infos-sante.fr/les-effets-du-sucre-sur-le-microbiote-intestinal/

1 – Tanusree S. et al. «Diet-driven microbiota dysbiosis is associated with vagal remodeling and obesity», Physiology & Behavior, 2017, 1 May (173) : p. 305-317 2 –

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5428886/

Les effets de l’alcool sur le microbiote intestinal

L’alcoolisme est fréquemment associé à des symptômes émotionnels et psychiques (anxiété, dépression), liés au déséquilibre chimique que provoque l’alcool sur le cerveau. Mais il est également accompagné de troubles gastro-intestinaux, ce qui a invité une équipe de chercheurs à s’intéresser au rôle que pourraient jouer l’intestin et le microbiote intestinal dans la dépendance à l’alcool.

L’étude du rôle de l’intestin et le microbiote intestinal dans la dépendance à l’alcool

Dans cette étude, l’équipe de Leclerq et al. a comparé le microbiote intestinal de patients dépendants à l’alcool avec celui de patients non dépendants : les résultats ont mis en évidence une dysbiose ainsi qu’une augmentation de la perméabilité intestinale chez les patients alcooliques.

La population bactérienne présente dans l’intestin des patients dépendants avait donc été modifiée par l’ingestion chronique d’alcool, et cette flore différente était également associée à une fermentation modifiée des protéines au sein de l’intestin et à la production de composés potentiellement toxiques (comme le phénol, composé chimique irritant).

Ces patients dépendants, en plus de présenter un microbiote différent, montraient également des troubles émotionnels plus importants et plus persistants dans le temps, et ce même après une période de sevrage. Les chercheurs ont donc fait le lien entre la modification du microbiote et la persistance de la dépendance, lien possible grâce à l’axe microbiote-intestin-cerveau.

La mise en lumière du rôle du microbiote intestinal dans la dépendance à l’alcool ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques. En effet, le traitement consistait jusqu’alors soit à la prise de médicaments visant à corriger le déséquilibre induit par l’alcool dans le cerveau, dont l’efficacité reste limitée, ou à l’abstinence.

Cette fois, c’est l’intestin qui devient la cible pour le traitement de la dépendance à l’alcool, confirmant ainsi les conclusions de nombreuses études parues ces dernières années montrant l’existence d’une communication entre les bactéries intestinales et le cerveau.

Ce qu’il faut retenir

  • Les résultats d’une étude ont mis en évidence une dysbiose ainsi qu’une augmentation de la perméabilité intestinale chez les patients alcooliques
  • La population bactérienne présente dans l’intestin des patients dépendants a été modifiée par l’ingestion chronique d’alcool, et cette flore différente est également associée à la production de composés potentiellement toxiques 
  • La mise en lumière du rôle du microbiote intestinal dans la dépendance à l’alcool ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques

https://www.pileje.fr/revue-sante/dependance-alcool-soigner-intestin

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