De la morphine dans le lait ?

La morphine est un analgésique (anti-douleur) que l’on peut extraire du pavot utilisé en médecine pour soulager les douleurs physiques. Une fois dans le corps, cet alcaloïde supprime les douleurs, relaxe la personne, et peut également être un stimulant sexuel. Elle est également utilisée comme drogue et a été classée comme stupéfiant au niveau international à cause de la forte dépendance qu’elle provoque.

Or, une étude scientifique à mis en avant que la morphine (ou plus exactement la casomorphine) est synthétisée par l’homme et les animaux. De ce fait, il existe une faible, mais non nulle, quantité de morphine dans le lait produit par les femmes, vaches, chèvres, et autres animaux produisant du lait pouvant être utilisé pour la fabrication de produits laitiers tels que le fromage par exemple.

La casomorphine est une protéine provenant de la dégradation de la caséine du lait par la protéase. Tout comme la béta endorphine ou encore l’enképhaline, elle présente des propriétés antinociceptives du fait d’une forte ressemblance avec la morphine.

Cette présence de casomorphine dans le lait maternel peut expliquer pourquoi le bébé s’endort après ou pendant, la prise du biberon. Cela eut également expliqué la dépendance que certaines personnes peuvent entretenir avec le lait ou les fromages

Selon une étude récente de l’Université du Michigan, l’addiction au fromage est une réalité comparable à celle aux drogues, au tabac, à l’alcool.

Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise tant ceux qui aiment le fromage ne peuvent tout simplement pas résister à l’envie de finir le morceau ou pire le plateau devant leurs yeux. Il s’agit d’une addiction qui parfois tourne à l’obsession. Il suffit de constater la déception quant à la fin du repas… il n’y a pas de fromage. Pour la première fois, la science confirme le rapport passionnel que certains d’entre nous ont avec le fromage. Selon une étude récente de l’Université du Michigan, l’addiction au fromage est une réalité comparable à celle aux drogues, au tabac, à l’alcool. Seule différence, elle est moins nocive, même si elle ne fait pas du bien à notre système cardio-vasculaire.

L’étude, publiée par la U.S. National Library of Médicine, montre pourquoi certains types de nourriture deviennent addictifs et pas d’autres et quels sont les mécanismes chimiques et biologiques derrière cette dépendance.

L’étude a été réalisée à partir des comportements alimentaires de 500 étudiants. Il en ressort que l’aliment qui les rend le plus dépendant est la pizza. Pourquoi ? Parce qu’elle contient beaucoup de fromage…

L’addiction alimentaire est notamment la conséquence de comportements inscrits dans nos gènes et qui pendant des dizaines de milliers d’années et pour des raisons de survie nous ont fait préférer, par exemple, les aliments comprenant des quantités importantes de graisses d’origine animale. Le fromage est d’autant plus addictif expliquent les chercheurs de l’Université du Michigan qu’il comprend une protéine que l’on trouve dans tous les produits laitiers, la caséine. Pendant la digestion, la caséine a un effet sur notre organisme comparable à celui des opiacés via un composant chimique appelé casomorphine. Or la caractéristique du fromage est d’être un concentré de lait et de contenir une quantité importante de caséine.

L’agence européenne de protection alimentaire a d’ores et déjà menée une étude sur les effets sur la santé des casomorphines. Cette étude n’est pas conclusive. La question sans réponse reste notamment de savoir si une quantité importante de casomorphines traverse la paroi intestinale pendant la digestion se répand dans le système sanguin et parvient ainsi au cerveau.

Donc pas de panique pour le moment. Mais le fromage est vraiment une drogue… vous êtes prévenus.

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