Solliciter les émonctoires

Le thérapeute va chercher à mobiliser les toxines du sang et de la lymphe, les « colles » et les « cristaux », les attirer vers l’émonctoire le plus adapté et lui permettre de filtrer ces déchets lorsque c’est possible.

Sinon on peut tenter de dériver les déchets vers un émonctoire secondaire.

Les cures seront courtes et répétées si l’on décèle peu de vitalité chez le patient.

Par le bilan naturopathique, l’observation et l’écoute, il faudra être capable d’apprécier sa capacité emonctorielle.

C’est essentiel car sinon on risque de voir apparaître des crises curatives.

Si un organe est engorgé, le mettre au repos et faire une dérivation vers l’émonctoire de secours. On ne sollicite jamais l’organe engorgé.

1/ La peau : L’émonctoire le plus étendu et résistant du corps. Voici quelques outils dont le naturopathe dispose pour l’aider à mieux fonctionner

Techniques utilisant la température pour la sudation

  • Bain chaud « hyperthermique » montant jusqu’à 42° si supporté, avec possibilité d’ajout de décoction de plante ou d’Huiles essentielles (romarin, térébenthine officinale). A réaliser sous surveillance et déconseillé en cas de troubles veineux ou cardiaques.
  • Sauna, bain chaud sec. Classiques ou à infrarouge
  • Bain de vapeur, hammam. Plus facile à supporter que le sauna.
  • Bain chaud froid alterné de Kneipp. Le contraste chaud-froid dilate et contracte les vaisseaux sanguins, ce qui réactive le système neurovégétatif (cœur, foie, estomac…), mais aussi le système hormonal et immunitaire
  • Bain de siège de Kuhne. Pour le bain de siège à frictions, on peut s’asseoir sur un bidet rempli d’eau entre 10 et 15°, les organes génitaux au-dessus de l’eau. Les asperger avec cette eau au moyen d’un gant de toilette rugueux. La durée sera de 10 minutes environ selon les patients et leur sensibilité. Il est important que le reste du corps soit bien au chaud (haut du corps et jambes – pieds).
  • Affusions et enveloppement de Kneipp. Bains et douches de parties du corps (bras, visage, jambes) ou corps entier. Ou enveloppements dans des linges trempés dans l’eau chaude ou froide selon les besoins.
  • L’exercice physique permet aussi l’élévation de la température et la transpiration. On peut recourir à des vêtements de sudation pour accélérer le procédé. Douche ensuite pour supprimer les résidus.
  • La friction sèche, à l’aide d’une brosse, d’un gant de crin ou rugueux, de préférence le matin au lever, avec pression selon sensibilité et habitude. Excite les filets nerveux sensitifs de la peau, stimule la circulation, facilite la desquamation.
  • Le bain de soleil. Il est possible de s’habiller de noir pour accélérer la sudation.
  • Le massage roulé, à appliquer après sudation. Il s’agit de décoller la peau des couches profondes pour en former un pli que l’on roule en avant entre le pouce et l’index. La pression exercée exprime les déchets des pores
  • Bain d’air et de soleil
  • Bain chromatique, Parmi les équipements traditionnels, on retrouve généralement des panneaux de grande largeur, des bains ou douches de chromothérapie, des tables de lumière, des lampes, des spots ou encore des sondes, utiles aux traitements plus localisés ou par les points d’acupuncture.
  • Cataplasmes sinapisés, (Farine de lin cuite dans de l’eau, saupoudrée de farine de moutarde, ou pas, pour les enfants. Laisser en place une demi-heure à deux heures.)
  • Cataplasme d’argile, d’une épaisseur de 1 à 2 cm, préparé avec de l’eau de source chaude tiède ou froide selon l’indication et laissé de 1h à la nuit si nécessaire et bien supporté. Cataplasme de plantes, feuilles, (chou, oignon, lierre, bette…)
  • Ventouses, Une explication pourrait être que le flux sanguin provoqué et le stress sur la peau pourrait respectivement décongestionner la zone sous-jacente (par effet dit de « révulsion »), et donner un coup de fouet au système immunitaire.
  • Urtication, consiste à fouetter la zone douloureuse (souvent le dos) avec un bouquet d’orties fraîchement cueillies durant 3 à 4 minutes.
  • Diathermie, (ou thermopénétration) désigne le phénomène au cours duquel un matériau est chauffé à l’aide d’ondes électromagnétiques (courants alternatifs à haute fréquence). J’ai trouvé peu d’explications sur ces sujets mais beaucoup de polémiques.
  • Plantes sudorifiques, diaphorétiques, dépuratives, toniques. En infusions (bardane, noyer, plantain…) ou Huiles essentielle (sauge, camomille, genévrier…)

Les poumons : Ils permettent d’évacuer des gaz ou des muquosités.

  • Exercices respiratoires. Ils tirent leur origine des écoles orientales basées sur la respiration et le mouvement telles que le yoga, le qi gong ou le tai-chi. Respiration abdominale ou respiration liée à des mouvements ou positions du corps spécifiques. Respiration dans la gymnastique holistique.
  • Frictions, ventouses (utilisées également pour drainer l’émonctoire peau)
  • Clapping et vibration (techniques permettant de « décrocher » les sécrétions.)
  • Postures inversées venues du yoga (favorisent la respiration diaphragmatique)
  • Les ions négatifs : des « vitamines dans l’air ». A l’état naturel, ils sont produits par des brassages de l’air, des polarisations électriques tels qu’il s’en produit lors d’orages, près de torrents, par le vent dans les arbres. L’ion négatif va capter des particules positives isolées et néfastes (des radicaux libres).
  • Oxygénation, ozonisation. L’ozone s’avère très efficace contre beaucoup de contaminants, sulfures, phénols et autres composés chimiques. C’est un germicide biocide puissant. Les ions négatifs ou oxygène actif ont alors une action naturellement désinfectante.
  • Massages reflexes. La zone réflexe en podoreflexologie, des poumons, se situe sur les deuxième, troisième, quatrième et une partie du cinquième métatarsien, face plantaire. La réflexologie endo-nasale est une technique utilisant au moyen de stylets métalliques, rigides ou semi-rigides et stérilisés, des points réflexes à l’intérieur de la cavité nasale. J’utilise l’HE d’Eucalyptus radié en massage sous la plante des pieds de mon petit-fils le soir s’il commence à présenter des symptômes d’encombrement rhino pharyngé. C’est un stimulant des glandes productrices de mucus.
  • Inhalations sèches : Huiles essentielles sur un mouchoir ou sur l’oreiller.  Cajeput, eucalyptus, pin, romarin, thym (action spasmolytique, calme les inflammations), lavande (antiseptique, adoucissante et antispasmodique)  
  • Inhalations humides (HE ou teintures végétales mélangées à de l’eau bouillante, dans un inhalateur ou un bol)
  • Tisanes : Eucalyptus, pin, tussilage, sapin, bouillon blanc…
  • Bol d’air Jacquier ne produit pas d’oxygène. Il n’entraîne pas d’hyperoxygénation et favorise l’oxygénation tout en augmentant la capacité de défense anti-radicalaire. Cette approche n’est en rien comparable à une oxygénation quantitative, qui présente un risque radicalaire.
  • Seule la partie volatile d’une oléorésine (issue de la résine) de pin, Pinus Pinaster, peut être utilisée. Par peroxydation, celle-ci acquiert des propriétés bénéfiques nouvelles, dont la principale est de stimuler l’oxygénation cellulaire de façon équilibrée et durable. Il ne s’agit donc pas d’une aromathérapie classique… reproduit un phénomène naturel complexe.

Les reins : Leur bon fonctionnement est vital. Ils permettent, entre autres, d’éliminer les cristaux.

  • Cure d’eau : Différents types d’eaux minérales sont conseillées en fonction de l’âge, de la forme physique ou du but recherché. Cure d’Hydroxydase pour détoxiquer, aider à perdre du poids. Cures thermales spécifiques. Cure d’eau distillée. Cette eau exerce une pression osmotique au bout de 10 à 20 minutes sur les minéraux et acides accumulés dans le sang, sur toutes les substances et les éléments étrangers du sang. Elle modifie tous les échanges profonds, entraîne un brassage général et une sortie des éléments inutiles ou nuisibles qui séjournent dans l’organisme en suite du ralentissement circulatoire, vital, ensuite de fautes alimentaires. Il faut, comme lors de toute cure, bien être à l’écoute des réactions de son corps. Commencer progressivement et observer puis augmenter jusqu’à 3l si tout se passe bien. Le distillateur d’eau sera mon prochain gros achat. 
  • Cataplasmes. Mettre 4 feuilles de chou, 3 oignons et 5 poignées de son dans un récipient allant au feu. Ajouter assez d’eau pour faire une bouillie épaisse et mélanger le tout… Faire cuire en remuant jusqu’à l’élimination totale de l’eau (10 minutes environ) Appliquer sur les reins en cataplasme suffisamment chaud minimum 1h30.
  • Massages reflexes En réflexologie plantaire, le lien avec les reins se trouve au milieu de la voute plantaire, à la jonction avec le talon. Réflexologie endo-nasale également.
  • Déblocage vertébral
  • Relaxation
  • Plantes infusions Par exemple le mélange pour les reins, du Dr Moritz (fenouil, mauve, chicorée, reine des prés, frêne, pissenlit, baies de genièvre, ortie blanche, aubépine)
  • Plantes fraiches, chou, poireau, cresson, oignon, baies de genièvre : Pour un effet diurétique : pendant trois semaines, mâcher chaque jour 5 baies, puis 6, puis 7… jusqu’à 15 baies par jour, avant de diminuer les doses d’1 baie par jour. La consommation des baies doit être accompagnée d’au moins 2 l d’eau par jour. …
  • Huiles essentielles par exemple HE de genévrier : Tonifie l’énergie des reins. Calculs rénaux Diurétique (élimine les problèmes de rétention d’eau, favorise l’amincissement), en externe, bains, massage.
  • L’huile essentielle de Cèdre de l’atlas, drainant puissant, diurétique.
  • Un mélange à faire réaliser et à prendre par voie orale : L’huile essentielle de Citron, diurétique, désinfiltrante. 50 mg.
  • L’huile essentielle de Genièvre décongestionnant veineux. 25 mg.
  • L’huile essentielle d’Oignon, diurétique puissant. 10 mg.

Les intestins

  • Pour ouvrir cet émonctoire, diverses techniques :
  • Jeûnes, diètes, régimes restrictifs, dissocié par exemple.
  • Laxatifs : pruneaux et figues réhydratés (on réhydrate les fruits secs en les faisant tremper une nuit dans de l’eau), l’aloé vera à jeun.
  • Chlorure de magnésium 20g chlorure de magnésium dans un litre d’eau, de 1 à 3 verres par jour. Je l’utilise en cure de 3 semaines, régulièrement, surtout avant l’hiver.
  • Avaler 10 grammes de graines de psyllium dans 100ml d’eau, une à trois fois par jour. Cette préparation doit être bue rapidement, avant qu’elle ne forme un gel. Puis boire immédiatement après 200 ml d’eau. Pendant 1 semaine. J’utilise souvent le psyllium comme liant dans mes plats.
  • Hydrothérapie par thérapeute, afin de décoller certains déchets qui encombrent les parois du colon,  ou douche rectale à la maison, qui va un peu moins loin.
  • Massages reflexes : selon le cas et les symptômes, le réflexologue sélectionnera les zones réflexes en rapport à la problématique du sujet, stimulera ces correspondances quelques minutes,
  • Automassage de la zone centrale (zone de l’intestin) du pied avec une balle de golf ou en roulant la plante sur un manche à balai.
  • Thermothérapie FROID sur la zone de souffrance / CHAUD sur le ventre
  • La Méthode GARDELLE simplifiée : Poser une vessie de glace (grand modèle,) avec un linge interposé. On peut vérifier avec un thermomètre placé contre la peau que la température est bien proche de 10°. Tant qu’il y a de la glace, aucune manipulation n’est nécessaire ; au niveau de la compresse chaude, placer par-dessus une bouillotte qui freine le refroidissement de la serviette. Des séances de 4 à 5 heures maximum.
  • Plantes en infusion, décoction ou teinture mère: boldo, mauve, guimauve, bourdaine, chicorée, romarin
  • Le vinaigre de cidre : Il permet de réguler la fonction intestinale et d’éliminer les toxines. Il contient, entre autres éléments, de la pectine, du potassium, de l’acide malique, de l’acide acétique et du calcium. Consommer du vinaigre bio qui contient des nutriments vivants et qui n’a pas été traité ultérieurement.
  • Plantes en huile. Huile d’olive, une cuillère à soupe avec quelques gouttes de jus, de citron pour aider à passer, le matin à jeun.
  • Huile de ricin
  • Plantes en HE : Mélanger 10 gouttes d’HE d’estragon, 10 gouttes d’HE de menthe poivrée, 10 gouttes d’HE marjolaine et 20ml d’huile végétale de noisette. Prendre quelques gouttes de ce mélange et masser l’abdomen, paumes bien à plat, dans le sens des aiguilles d’une montre.

La muqueuse génitale chez la femme.

Elle doit être surveillée. On peut aussi stimuler ou réguler ses sécrétions par divers moyens proposés par la naturopathie.

  • Bains de siège Kneipp (décrits plus haut)
  • Drainage lymphatique, massage doux destiné à stimuler la circulation de la lymphe et à détoxiquer l’organisme, tout en renforçant le système immunitaire. Le drainage lymphatique manuel s’effectue avec les doigts et la paume des mains sur l’ensemble du corps, en suivant le sens de la circulation lymphatique et en variant la pression.
  • Plantes en HE ou en infusion selon symptômes

Par exemple, pour provoquer ou favoriser les menstruations :

H.E. Sauge sclarée 20% Anis vert graines 5% Huile   végétale 75% Masser 2 à 3 fois par jour le bas du dos, le bas-ventre, l’intérieur des cuisses, la plante des pieds. L’huile essentielle de sauge a en outre une action stimulante circulatoire. Ou inversement, réduire des règles trop abondantes : L’action astringente de la prêle resserre la peau et les muqueuses, favorisant leur guérison et diminuant les saignements et les hémorragies. En décoctions, en infusion.

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